Frelon asiatique : pourquoi il faut agir maintenant ?

Frelon asiatique

Le frelon asiatique est un redoutable prédateur des abeilles, mais aussi une menace pour la biodiversité, les cultures et la sécurité des personnes.

Rendez-vous mercredi 9 avril 2025

Le Rucher École de Rive-de-Gier et le MNLE organisent une soirée d’information publique et gratuite pour apprendre à le reconnaître, à repérer ses nids et à agir efficacement :

Des pièges Ornetin seront proposés à la vente (à prix coûtant) lors de cette réunion. Conçus pour cibler spécifiquement le frelon asiatique, ces pièges limitent la capture d’autres insectes et offrent une solution efficace et respectueuse de l’environnement.

En attendant la réunion, comment agir dès maintenant ?

Le frelon asiatique (Vespa velutina), originaire d’Asie, est implanté en France depuis 2004. Classé comme « espèce exotique envahissante préoccupante » par l’Union européenne, il représente une menace pour la biodiversité, notamment pour les abeilles. Au printemps, période stratégique, chacun peut agir à son échelle pour limiter sa prolifération.

Pourquoi piéger au printemps ?

Le printemps est une période clé pour agir contre le frelon asiatique. Les reines fondatrices, qui ont survécu à l’hiver, sortent alors d’hibernation. Elles commencent par construire un petit nid, souvent abrité (garage, cabanon, avancée de toit…), dans lequel elles pondent leurs premiers œufs. Ces premiers individus formeront ensuite la colonie qui construira le grand nid d’été.

C’est donc à ce moment, où les reines sont encore seules et vulnérables, qu’il est le plus efficace de piéger. Un seul piège peut empêcher la naissance de milliers de frelons plus tard dans la saison.

Quels pièges utiliser ?

Il existe des pièges dans le commerce, mais aussi des solutions « maison ».

Pièges dans le commerce

Les pièges Ornetin, développés pour cibler spécifiquement le frelon asiatique, intègrent un système de sélection par taille, limitant les captures d’insectes non ciblés comme les abeilles ou les papillons. Testés et utilisés par plusieurs communes et apiculteurs, ils offrent une solution plus respectueuse de la biodiversité. Il est possible de s’en procurer dans certaines jardineries ou via des réseaux d’apiculteurs.

Pièges fait maison

Choisissez ou fabriquez un piège muni de petits orifices de 5 mm pour permettre aux insectes non ciblés de ressortir, et d’une entrée de 9 mm pour laisser passer uniquement le frelon asiatique. Sans cela, seulement 1 à 4 % des insectes piégés sont réellement des frelons asiatiques.

Un exemple de piège « fait maison »

Vous pouvez facilement en réaliser un avec une bouteille en plastique et un mélange attractif :

Recette d’appât naturel :

  • 1/3 de bière.
  • 1/3 de vin blanc (repousse les abeilles).
  • 1/3 de sirop aux fruits rouges (grenadine, cassis…).

Conseils d’utilisation :

  • Ne lavez pas le piège entre deux remplissages : les frelons libèrent des phéromones qui attirent leurs congénères.
  • Laissez quelques frelons morts à l’intérieur, cela renforcera l’effet attractif.
  • Renouvelez le mélange tous les 8 à 10 jours (tous les 3 à 4 jours en cas de forte chaleur) pour maintenir son efficacité.

Rappel de bon sens : même si l’envie d’agir est forte, il est essentiel de ne pas nuire aux autres insectes, en particulier les pollinisateurs. Soyez attentif au type de piège utilisé et à sa conception.

Un geste local pour un impact global

En piégeant de manière responsable, vous contribuez à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre la prolifération du frelon asiatique. Une action simple, à portée de tous, qui fait la différence !

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